Témoignage : Saint-Quentinois, ArcGIS à tous les étages.

Mikael DELAERE, chef de projet du SIG, nous présente l’impact de l’information géographique au sein de sa collectivité en se prêtant au jeu des questions/réponses de l’équipe arcOpole.

Comment est organisé le SIG ?

Autour d’une petite équipe de deux personnes pour la mise en œuvre et avec une multitude d’utilisateurs qui consultent, produisent et exploitent.

Le point d’entrée est le portail géographique qui donne accès à l'ensemble des thématiques comme l’Aménagement, les Réseaux humides, les Espaces Verts, le Numérique, les Risques, l’Open Data … Pour chacune d'entre elles, on y découvre un site dédié au sein duquel l'utilisateur accède à de la documentation, des manuels, des vidéos, des informations … et l’ensemble des applications liées au domaine. Ces différentes pages sont mises en place grâce à ArcGIS Enterprise Sites


Quelle est la perception du SIG par l’ensemble des acteurs ?

Très variable, le SIG est connu certes mais chacun l’interprète à sa manière.

  • Pour les agent de terrain, le SIG c’est leur tablette et ArcGIS Survey123.
  • Pour le personnel administratif, cela dépend de leur dynamisme à faire du SIG numérique ou du SIG papier. Mais les tableaux de bord (ArcGIS Dashboards) mixant des données, des cartes, des indicateurs, de l’interactivité se répandent massivement. Certains services commencent même à en créer de manière autonome.
  • Quelques utilisateurs ont un bon niveau d’expertise, ils exploitent plusieurs outils. Pour eux, le SIG c'est leur quotidien.
  • Le grand public lui ne voit que de l’information avec la notion de cartes.
  • Quant aux décideurs et aux encadrants, la bascule n’est pas encore réellement faite, la facilité d’utilisation du SIG n’étant pas encore assez reconnue. Pour y arriver il faudrait parvenir à documenter et communiquer, mais aujourd’hui nous sommes quasi exclusivement dans « le faire » tellement la demande est forte. C’est un véritable challenge de promouvoir le SIG.

En chiffre, on retrouve ces tendances, 79 applications sont en production, la gamme des apps du système ArcGIS étant concernée, la plupart le sont à destination du personnel interne et du grand public.

Du reste, nous mesurons la popularité de chacune des applications à travers le nombre de vues enregistrées sur notre portail.


Allez, s’il fallait citer deux applications …

Pas évident, chacune ayant son utilité pour répondre aux attentes. Car l’essentiel et l’objectif prioritaire sont : une expression de besoin, une réponse adaptée

Je citerais bien néanmoins les deux suivantes :

1/ Gestion de l’insalubrité publique dans le domaine privé (bâtiment) :

L’application a nécessité 7 jours de travail. Tout se déroule à travers un formulaire ArcGIS Survey123. Au quotidien, sur ce type de dossier, l’agent doit être capable d’effectuer des dizaines de points de contrôle chez le particulier tout en jonglant avec les différentes sources réglementaires (départementales, nationales, etc.). A l’issue de cette inspection, des conclusions doivent être remises.

La structure de l’outil d’inspection insalubrité

Un exemple de point de contrôle


Déclenchant une conclusion relative à l’habitat précaire


L’outil permet donc, en fonction des constats réalisés, de générer automatiquement les conclusions réglementaires du rapport d’inspection de l’habitation. Afin d’économiser le temps de l’agent, un rapport au format Word est automatiquement mis en forme, généré puis transmis par courriel. L’outil grâce aux systèmes de webhooks permet également en fonction des constats réalisés de stimuler systématiquement l’équipe adéquate sur des problématiques d’immeubles dangereux.

Page de garde et sommaire du rapport généré automatiquement

L’ensemble des informations collectées vient instantanément abonder le tableau de bord de cette activité.

La solution permet ainsi d’améliorer la qualité et la productivité sur le terrain comme au bureau, mais aussi de centraliser l’historique des dossiers administratifs.

2/ Ecoute du réseau d’eau :

La direction du cycle de l’eau a constitué un maillage de 400 capteurs sonores déposés à la verticale de vannes pour détecter le « bruit » des fuites d’eau sur le réseau exploité, les données sont retranscrites et intégrées au SIG de façon hebdomadaire et publiées à travers un tableau de bord (ArcGIS Dashboard) : localisation de tous les capteurs, suivi de chacun, suspicion ou détection des fuites.

Exemple de suspicion de fuite avec l’application dashboard

Lorsque le tableau de bord fait remonter une anomalie, une intervention de diagnostic complémentaire est alors déclenchée, cette opération également remontée dans le SIG avec un formulaire Survey qui alimente ensuite un tableau de bord général permettant ainsi de recouper les informations reçues avec les interventions menées.

La technologie et l’humain au service du confort du citoyen et du maintien du patrimoine.



Quels sont donc les outils phares du systèmes ArcGIS utilisés ?

Nous les utilisons tous et les apps de la plateforme ou les extensions (ArcGIS Insights par exemple pour gérer la formation) sont les parties visibles qui donnent toute sa modernité au SIG. Ces applications répondent plutôt à des besoins identifiés.

Un exemple de tableau de bord


Le suivi des activité courantes avec Dashboard et survey123


Le vaste chantier de la migration vers portal for ArcGIS



Le mobilier Urban et la 3D

Car nous avons aussi la nécessité de partager les données à travers une application unique de diffusion et de communication. Pour cela nous utilisons arcOpole Builder avec toute sa panoplie de widgets. Le parti a été pris d’avoir une application généraliste avec les données métiers des différents services. C’est essentiel pour la transversalité de l’information mais aussi pour l’émulation collective, cela concoure à un des objectifs du SIG, celui de fédérer toutes les informations pouvant avoir un lien avec la géographie.

Que peut-on souhaiter au SIG de l’agglo ?

De pouvoir s’améliorer en ayant encore plus d’impact notamment au niveau des décideurs, de participer à des analyses toujours plus pertinentes, en industrialisant des process pour le confort et l’efficacité des services, de posséder des données encore plus précises qui couvrent le domaine public, d’ouvrir de nouveaux projets, d’être toujours plus utile au service public que nous représentons, de définitivement démocratiser le SIG.





Grand merci à Mickael DELAERE pour ce témoignage

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