Témoignage : Grand Bourg agglomération

Aujourd'hui nous vous proposons une immersion au sein de Grand Bourg Agglomération avec un SIG opérationnel. Son responsable SIG Emmanuel Staniul nous en dresse les grandes lignes.

Comment est organisé le SIG de Grand Bourg Agglomération (74 communes – 135 000 habitants – 1 239 km²) ?

De manière assez rationnelle avec les aspects collecte des données, analyse cartographique, l’exploitation et l’aide à la décision, le prévisionnel et la communication.

Le Service SIG-Topographie (service commun Ville de Bourg-en-Bresse et Grand Bourg Agglomération) administre le système sur l’aspect gestion et organisation globale de la donnée, mise en place des applications et procédures, partage des informations et animation autour des utilisateurs et des référents.

Nous sommes très actifs sur les sujets voies et adresses qui sont des compétences obligatoires mais aussi sur la gestion de la donnée topographique et le patrimoine bâti de la Ville de Bourg-en-Bresse. C’est le service SIG-Topographie qui gère en direct ces données-là (du fait de l'appartenance historique du service à la Ville avant de devenir service commun).




Justement comment est dimensionné le service au niveau des ressources ?

Nous sommes trois dont une personne dédiée à la gestion du marché topo (pour les services de la Ville de Bourg-en-Bresse et ceux de l'agglomération) et à la gestion des adresses sur Bourg-en-Bresse. Etant donné la croissance des demandes et des besoins nous espérons pouvoir nous renforcer à l’instar des collectivités comparables à la nôtre qui comptent plutôt entre 4 et 5 personnes au SIG.

300 collaborateurs consultent le SIG aujourd’hui avec l’accès à des applications socle et 30 autres ont le statut d’éditeur en intervenant directement sur la donnée.
Les services profitent de ce que leur apporte le SIG et d’autres services ont envie d’en bénéficier, comprennent son utilité, et voient l’intérêt de la géographie, de la localisation des informations, des évènements.



Ces applications « socle », quelques précisions ?

Elles sont six : 

  • la plus importante orientée urbanisme/foncier (elle se nomme Carto'cité),
  • puis les réseaux eau et assainissement (Cart'Eau), 
  • les mobilités (Carto'mobilités), 
  • l'éclairage public sur Bourg-en-Bresse (Carto'citélec), 
  • les espaces verts sur Bourg-en-Bresse (Carto'EV) 
  • les commerces en centre-ville de Bourg-en-Bresse (Carto'commerces). 
Autrement dit, des applications généralistes avec une connotation thématique. Elles ont toutes un volet cadastral intégré. Niveau technologie, elles sont toutes élaborées avec le générateur arcOpole Builder et on injecte du parcellaire en tant que de besoin avec les widgets cadastre.
Pour la diffusion massive et l’édition / mise à jour des données, on a donc un SIG cohérent et homogène avec des applications qui ont une même ergonomie, un même socle fonctionnel et qui varient selon le besoin grâce à l’ajout de widgets appropriés.


Comment expliquez-vous cette augmentation des sollicitations ?

Le système ArcGIS nous permet d’exposer le SIG à travers notre portail web cartographique, facilement et de façon attractive.



Sur ces applications, nous avons en 2021, suite à la mise à jour de notre plateforme, fait une plus grande campagne de formation interne auprès de plus de 100 utilisateurs, soit plus d’une vingtaine de sessions.
 



Vous quantifiez l’activité formation, mesurez-vous d’autres actions ou activités ?

Absolument en comparant avec les années précédentes, nous mesurons l’activité de notre service sur la commande publique en matière de relevés topographiques, sur notre administration générale du SIG, sur la fréquentation de la plateforme et des applications, sur les demandes cartographiques, l'assistance, les demandes d’adressage des voies, etc. Nous tenons aussi à jour le ratio de l’activité entre Grand Bourg Agglomération et la Ville de Bourg-en-Bresse, c’est légèrement prédominant pour l'agglo aujourd’hui alors qu’il y a 4 ans c’était au 2/3 pour la Ville et 1/3 pour l’agglo.

 

Et 2022 s’annonce comment ?

L’analyse des besoins a été faite, le plan d’actions établi. Une grosse partie des travaux qui restent à entreprendre concerne l’intégration de nouvelles données d’aménagement, de propreté, de mobilier urbain, de signalisation économique, d’urbanisme… pour la Ville, pour l’agglo, faisant appel à différents outils ArcGIS (applis mobiles, tableaux de bord…). Des réflexions sont lancées pour améliorer les process de commandes topographiques, d’alimentation de la Base d’Adresse Locale et sur l’Open Data
Un objectif est bien entendu de donner toujours plus d’autonomie aux services donc de parfaire notre organisation interne autour des référents. C’est nécessaire pour tenir la charge, autant que d’être renforcé.
Pour 2022, nous souhaitons que notre SIG progresse, que les utilisateurs en tirent satisfaction, en voient les bénéfices. Utile à la collectivité, c’est ça le but.


Merci à Emmanuel Staniul pour ce témoignage !

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